Elle a traversé sa vie comme un oiseau de nuit, vent léger et espace lointain à perte de vue, l'air est clair et il n'y a que les lumières de la ville.
On discute encore, il est déjà très tard, les regards se croisent et ne se quittent plus. Il y a comme un apprivoisement et les corps sont proches, veulent se toucher et se connaître. Les paroles
n'ont pas de sens, elles sont là pour montrer que l'autre vous porte un intérêt certain. Il y a des moments où il ne faudrait plus parler et juste regarder, mais les mots sont comme des éléments
qui permettent de vous toucher sans vous brusquer. Ils sont doux, anodins, ils ne blessent pas, ils glissent sur votre esprit et vous habituent aux caresses qui ne sont pas encore.Il y a des
moments comme ceux-ci, indescriptibles où l'on ne voudrait pas que cela s'arrête, où la vie ne devrait plus continuer tout en continuant. Un arrêt dans l'espace temps, où le temps continu à filer
alors qu'autour de vous tout reste figé.
[...]
En son époque Léonard de Vinci écrivait ceci; « Avant de raisonner, il faut sentir, et une sensibilité est une espèce de génie qu'on cultive,
mais qu'on acquiert point. »; et il ajoutait; « Le grand amour naît de la grande connaissance de la chose qu'on aime: et si tu ne la connais pas, tu ne pourras l'aimer ou sinon
pauvrement. »; Il était avant tout un observateur, c'est d'ailleurs là que repose la source de son véritable génie. On peut alors croire ces paroles pleines de sagesses, sans
être d’évangiles, elles nous permettent de comprendre l'essentiel. En observateur objectif, il est possible qu'il ait émis ses idées, non pas comme des vérités, mais comme des possibilités,
des chemins à choisir.
Penser comme lui est plaisant car on peut sentir le côté évident de ce qu’il a écris. Pour la pluspart d'entre nous, nous sommes capable de ressentir, nous serions incapables du contraire
sinon de devenir fou ou bien sûr de [...]
Pourquoi écrivons-nous sur
des blogs ? Mais surtout pourquoi écrivons-nous sur nous-mêmes ? Rien que le fait de me poser ces questions me fait déjà un peu plus me rapprocher de vous. Mais rassurez-vous ce ne sera que de
courte durée. Car au fond de moi-même je me fous totalement de vous. Comme vous-même vous vous foutez totalement de moi. Il n'y a rien de plus hypocrite que la société dans laquelle nous vivons.
Aucun principe n'a marqué dans l'histoire le fait que plusieurs êtres humains puissent se rapprocher naturellement les uns des autres; sans idées derrière la tête; sans se poser de question; sans
but bien précis. Ce rapprochement est toujours le fait d'éléments extérieurs qui viennent forcer les rencontres. Au fond de nous, nous sommes totalement seuls, sans désir réel de vouloir sortir
la tête de nos pensées. Simplement parce que nous avons déjà peine à comprendre les quelques ilots de mémoire qui constituent notre soi-disant conscience.
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